
PCR
Le laboratoire réalise différentes PCR pour les animaux de compagnie (chiens et chats) afin de détecter des modifications dans l’ADN cellulaire dans un but diagnostic en complément d’autres techniques (ex. test de clonalité pour la recherche d’éventuelles proliférations clonales de lymphocytes ; recherche d’une mutation du gène BRAF pour les cancers uro-prostatiques chez le chien), pour la mise en évidence de biomarqueurs pronostiques ou prédictifs (ex. recherche de mutations sur le gène CKIT chez le chien ou le chat).
La PCR et le séquencage
Quelles indications, pour quelles espèces :
La technique de PCR permet d’amplifier de courts segments connus d’ADN dans le but de vérifier la présence de ce fragment d’ADN dans l’échantillon et d’observer des anomalies de taille ou une prépondérance de certains segments amplifiés (amplicons). Si nécessaire, le séquençage va venir en complément de la PCR révéler précisément la présence de mutations dans les amplicons étudiés.
Ces techniques sont actuellement proposées dans les cas de figure suivants :
– Etude de la clonalité ou PARR (chien, chat, chevaux)
– Recherche de mutations sur le gène ckit (chien, chat)
– Recherche de la mutation V595E sur le gène BRAF (chien) par technique PCR avec combinaison amorces pour gène muté et amorce bloquante (sensibilité similaire à la dPCR, taux de mutation minimal pour détection 0.1-1%)
D’autres développements sont possibles, après étude du besoin et réalisation d’un devis.
Quels échantillons avec quel mode de préservation tissulaire :
Plus la cellularité sera élevée et plus la PCR et le séquençage pourront donner un résultat. La richesse de l’échantillon est donc importante. Sa conservation moins problématique que pour d’autres techniques, l’ADN étant stable. Les prélèvements sont transmis à température ambiante.
La recherche d’ADN anormal peut se faire sur échantillon frais. Le produit des ponctions d’organes ou masses sont transmis en tube sec. Les échantillons liquides tels que l’urine, le sang, les liquide d’épanchement, LCS sont transmis en tube EDTA.
La recherche d’ADN anormal est aussi possible sur lames de cytologie (déjà colorée voire montée), sur lames d’histologie (déjà montée), ou à partir de blocs d’histologie. Il convient de noter que la fixation tissulaire par le formol va réduire la qualité de l’ADN extrait.
Réception et fréquence de réalisation de la technique au laboratoire :
La technique est réalisée une fois par semaine. Elle peut être réalisée en urgence, à la demande, avec surcoût.
